OBJECTIFS DU CONCOURS DE SIMULATION EN ÉVALUATION

Pour les étudiants

  • Concourir pour des prix et pour la reconnaissance des habilités.
  • Acquérir une visibilité qui peut mener à un travail d'été ou à d'autres opportunités.
  • Faire l'expérience de l'analyse évaluative et du travail sous pression.
  • Améliorer la capacité de travail en équipe.
  • Accumuler des crédits universitaires (plusieurs professeurs reconnaissent que cette participation est une excellente occasion d'apprentissage).

Pour les professeurs

  • Donner aux étudiant(e)s une expérience pratique d'évaluation du programme.
  • Utiliser le concours comme point d'ancrage de la formation sur la théorie et la pratique en matière d'évaluation.
  • Démontrer un intérêt pour l'utilisation de l'évaluation et son impact.

Pour les commanditaires

  • Se positionner comme agent de promotion de l'excellence en analyse évaluative et en communication.
  • Faire la promotion du bilinguisme et de la pensée inter-disciplinaire.
  • Contribuer à la création d'une cohorte de candidats au recrutement qui démontre intelligence, énergie et entregent.
  • Faire étudier par les étudiant(e)s un cas qui traite de questions intéressant l'organisation.

HISTORIQUE DU CONCOURS

Une période déterminante, 1996 à 2000

Le premier concours, 1996

L’idée du Concours d’étude de cas est apparue en 1995. La section de la Capitale nationale de la SCE avait été responsable du fonctionnement du concours de dissertation pour étudiants depuis plusieurs années et souhaitait trouver d’autres façons de faire en sorte que les étudiants participent en évaluation de programme.

Michael Obrecht, un membre du conseil, a émis deux suggestions. La première était d’organiser des débats officiels au sein desquels des équipes formées d’élèves locaux de niveau secondaire pourraient participer à un concours en débattant les côtés opposés d’un problème d’évaluation. Le second était d’inviter des équipes d’étudiants universitaires à un concours dans lequel ils devraient analyser un cas d’évaluation et présenter leur jugement. Le conseil a préféré l’idée du Concours d’étude de cas.

Michael s’est ensuite penché sur l’organisation d’un premier concours. Il a envoyé des lettres à des organismes demandant des suggestions de cas. Un employé du ministère des Finances lui a suggéré une récente étude sur le lien entre l’incidence de la contrebande et la taxation des cigarettes et de l’alcool. Puis, il a demandé aux doyens des facultés liées à la gestion à l’Université d’Ottawa et de Carleton de proposer des noms de professeurs qui pourraient se porter volontaires pour mettre sur pieds des équipes d’étudiants. Travaillant en collaboration avec un de ces professeurs, Michael a développé des critères pour les juges du concours et puis il a recruté trois juges auprès de la communauté d’évaluation locale. Price Waterhouse, une grande société d’experts-conseils, a accepté d’appuyer le concours et de payer pour un trophée magnifique en cristal. Des locaux furent réservés à l’Université d’Ottawa et la promotion de l’événement fut effectuée sur place et à l’Université de Carleton. Le jour du premier concours, les étudiants qui participaient étaient enthousiastes et bien préparés pour cinq heures de travail intense sur l’étude de cas. Environ 25 personnes se sont présentées pour observer le déroulement du concours. Lorsque les équipes avaient présenté leur analyse, les auteurs de l’étude sur la contrebande et la taxation ont répondu aux questions provenant des spectateurs. Ensuite, tout le monde a pu profiter d’une collation et discuter en attendant la décision des juges. Le trophée de cristal fut donné à l’équipe gagnante et le premier Concours d’analyse de cas prit fin.

Deuxième concours, 1997

C’est en 1997 que le premier comité organisateur du Concours d’étude de cas a été formé, comprenant Michael, Nancy Porteous et Blair Haddock (l’un des premiers étudiants participants). Le groupe a décidé d’élargir le concours en l’ouvrant à tous les étudiants universitaires au Canada. Puisqu’il ne serait pas pratique qu’un grand nombre d’équipes se déplacent vers Ottawa pour le Concours, les organisateurs ont opté pour des parties éliminatoires. Les équipes analyseraient un premier cas à leur propre université, prépareraient une présentation écrite et enverraient le tout aux organisateurs par télécopieur dans un délai fixé. Les juges donneraient un score à chaque présentation écrite et les trois meilleures équipes seraient invitées à se rendre à Ottawa pour la ronde finale.

Les organisateurs veillaient à ce que tout le matériel du Concours soit disponible à la fois en français et en anglais. Ils ont également commencé à mobiliser des fonds pour financer le coût lié au déplacement des équipes qui devaient se rendre à Ottawa.

Troisième et quatrième concours, 1998 à 1999

Pendant cette période, le comité organisateur a continué de prendre de l’ampleur sous la direction de Nancy. Plusieurs des organisateurs avaient déjà participé au Concours et tous étaient enthousiastes d’aider à le faire croître et à l’améliorer. En 1998, les organisateurs ont publié le premier article sur le Concours d’étude de cas.

Au Concours de 1999, le prix pour l’équipe gagnante était une inscription gratuite au Congrès annuel de la SCÉ. Cette année-là, le Congrès eut lieu à St. John’s, Terre-Neuve. Les étudiants, tous de l’Université de Guelph, avaient loué une fourgonnette et conduit d’Ontario à Terre-Neuve pour l’occasion. Leurs jeunesse, dynamisme et profond intérêt avaient apporté un nouveau souffle de vie au Congrès.

Cinquième concours, 2000

L’effet positif que l’équipe de Guelph avait eu a fait naître l’idée de tenir la ronde finale du Concours de 2000 lors du Congrès annuel de la SCÉ à Montréal. Il y aurait alors plus de spectateurs lors des présentations des trois équipes et la programmation du Congrès serait enrichie par l’événement.

Depuis 2008

Pour aider à assurer la viabilité à long terme du Concours d’étude de cas, Nancy avait proposé que la section de la Capitale nationale remette la responsabilité de l’événement au Conseil national de la SCÉ, tout en recommandant que le Concours devienne une partie intégrante des Congrès de la SCÉ. Le Conseil de la SCÉ accepta ses suggestions en 2008.

Le Concours prospère depuis ce temps grâce à la fondation solide mise en place par Nancy et Michael et au dévouement continu des organisateurs, des entraîneurs, des équipes d’étudiants et des juges. Le financement et les contributions en nature des commanditaires sont essentiels à la longévité du Concours au Canada. Il y a maintenant plus de 100 étudiants provenant de disciplines variées et de tous les coins du Canada qui participent au Concours chaque année. Une équipe provenant d’un programme d’éducation à distance a même participé et réussi une ronde à distance. Nous avons également eu une équipe d’étudiants canadiens étudiant aux États-Unis ainsi qu’une bonne combinaison d’équipes anglophones, francophones et bilingues.